Un portail arraché, des engins dégradés ou des graffitis découverts au petit matin peuvent rapidement désorganiser un chantier. Face au vandalisme, découvrez les bons réflexes pour protéger les preuves, déclarer le sinistre et sécuriser durablement votre chantier.
Constater et documenter les dégradations
Avant tout, constituez un dossier complet qui facilitera les démarches auprès des forces de l’ordre et de l’assureur.
Sécuriser immédiatement la zone
La sécurité des équipes est prioritaire. Dès la découverte de l’incident, assurez-vous donc que le chantier ne présente aucun danger. Interdisez alors l’accès aux zones sensibles jusqu’à leur inspection.
En effet, des équipements endommagés peuvent provoquer une électrocution, un incendie (par exemple, suite à une fuite de carburant ou un défaut électrique) ou l’effondrement d’une installation provisoire.
Photographier l’ensemble des dégâts
Ensuite, les images sont des preuves essentielles pour le dossier. Photographiez ou filmez donc les points d’accès forcés, les clôtures endommagées, les graffitis, les installations électriques, engins et matériels détériorés, etc.
Veillez également à multiplier les angles de vue et à faire des plans larges du chantier.
Enfin, si votre site dispose d’une vidéosurveillance, sauvegardez immédiatement les enregistrements.
Réaliser un inventaire précis des dommages
Une évaluation complète des dégâts servira lors de l’expertise et accélérera l’indemnisation.
Listez notamment tous les engins, matériaux et autres équipements vandalisés ou volés, avec le coût estimé de chaque dommage. Cela inclut aussi les installations provisoires (clôtures, bases-vie, dispositifs de surveillance, réseaux provisoires, etc.).
Informer rapidement les parties concernées
Dès que possible, signalez l’incident au conducteur de travaux, au chef de projet, au maître d’ouvrage et à l’assureur. Si la sécurité est impactée, informez également le coordonnateur SPS.
Démarches légales et déclaration à l’assurance
Après les premières constatations, il faut rapidement plusieurs formalités pour faciliter la prise en charge du sinistre.
Déposer plainte
D’abord, le dépôt de plainte vise à signaler officiellement les faits et déclencher une enquête. Les services de police ou de gendarmerie vous remettront alors un récépissé, pièce justificative à donner à l’assureur.
Respecter les délais de déclaration
Déclarez ensuite le sinistre à votre assureur, entre 2 et 5 jours ouvrés après la découverte (art. L-113-2 du Code des assurances[i]). Consultez votre contrat pour connaître le délai exact.
Vérifier les garanties de votre assurance TRC
L’assurance Tous Risques Chantier (TRC) protège les ouvrages en cours de réalisation contre plusieurs types de dommages.
Selon le contrat, elle peut couvrir les actes de vandalisme, dégradations volontaires, détériorations des installations provisoires ou encore dommages causés aux ouvrages en construction.
Avant d’engager des dépenses, relisez attentivement vos garanties et repérez les éventuelles exclusions.
Par ailleurs, tous les matériels présents sur le chantier ne bénéficient pas des mêmes garanties. Notamment, les engins en location relèvent souvent d’un contrat spécifique. Vérifiez donc les garanties du loueur, les franchises applicables et les exclusions relatives au vandalisme.
Conserver tous les justificatifs
Enfin, l’expert mandaté par l’assurance analysera précisément le montant des dommages. C’est pourquoi il faut ajouter tous les devis de réparation, factures, rapports techniques et photographies des dégâts à votre dossier. Incluez aussi les échanges avec les entreprises intervenantes.
Remise en état et continuité du chantier
Après ces démarches administratives, il est temps de reprendre les travaux. Procédez alors étape par étape :
- Évaluez l’impact sur le calendrier du chantier. Analysez les conséquences opérationnelles (travaux interrompus, matériels indisponibles, livraisons retardées, équipes concernées…) et informez le maître d’ouvrage des retards.
- Réparez en priorité les accès pour rétablir un niveau minimal de sécurité et réduire le risque d’une nouvelle intrusion. Priorisez les clôtures, portails, cadenas, dispositifs de contrôle d’accès et éclairages provisoires.
- Réparez les dégradations structurelles invisibles qui pourraient menacer la sécurité des équipes (installation électrique, échafaudage, coffrage, structure provisoire…).
- Informez les sous-traitants des changements de planning, des zones temporairement interdites ou modifiées, et des nouvelles consignes de sécurité.
Prévention : éviter la récidive
Votre chantier vandalisé risque d’attirer de nouvelles intrusions. Clearway France vous aide donc à le sécuriser rapidement.
Solutions temporaires
Nos dispositifs de sécurisation de chantier temporaire vont protéger la zone de travaux jusqu’à la livraison. Totalement autonomes, ils s’installent rapidement et évoluent selon l’avancement du projet.
Sécurisez vos matériaux, structures et engins avec nos alarmes de chantier sans fil, nos tours de vidéosurveillance mobiles et nos systèmes de détection périmétrique.
Télésurveillance avec levée de doute vidéo
Dans les contextes vraiment délicats, on envisagera une solution plus complète qu’une simple caméra de surveillance. Dans notre centre de télésurveillance avec levée de doute vidéo, des opérateurs spécialisés analysent chaque alerte avant toute intervention.
Cette vérification humaine des images optimise la réactivité et les interventions, tout en limitant les fausses alertes. Les équipes peuvent ainsi agir avant que les dégâts ne soient trop sérieux.
Renforcer les protections physiques
Sur un chantier, la sécurisation est optimale lorsqu’on associe des équipements électroniques à des protections mécaniques. Installez notamment des clôtures renforcées, des portails sécurisés, un bon éclairage nocturne et une signalétique dissuasive.
Ce premier niveau de protection compliquera les intrusions et augmentera le temps nécessaire pour pénétrer sur le chantier.
Après un vandalisme, sécurisez durablement votre chantier
Face à un acte de vandalisme, documentez précisément les dégâts, respectez les démarches auprès de l’assureur et remettez rapidement le chantier en sécurité. Pour éviter une récidive, installez aussi une protection adaptée avec Clearway France.
Contactez-nous aujourd’hui pour personnaliser vos solutions temporaires de vidéosurveillance, de télésurveillance et de sécurisation sur mesure !
FAQ
1. L’assurance chantier couvre-t-elle les actes de vandalisme ?
Généralement, l’assurance Tous Risques Chantier (TRC) prend en charge les dégradations volontaires affectant les ouvrages en cours de réalisation ou certaines installations temporaires. Mais les garanties varient selon les contrats. Certains équipements, comme les engins loués, peuvent relever d’une assurance spécifique. Vérifiez donc les exclusions, franchises et conditions de votre police d’assurance.
2. Qui est responsable des dégradations sur un chantier en dehors des heures de travail ?
Cela dépend des contrats, de l’organisation du chantier et des obligations de surveillance prévues entre les différents intervenants. Selon les circonstances, le responsable peut être le maître d’ouvrage, l’entreprise principale ou le gardien désigné. Lorsque plusieurs entreprises interviennent simultanément, une analyse juridique est nécessaire pour déterminer la responsabilité.
3. Quel délai pour déclarer un vandalisme à son assurance ?
Il faut déclarer le sinistre dans le délai prévu par le contrat d’assurance. Entre 2 et 5 jours ouvrés après sa découverte, conformément aux règles du Code des assurances.
[i] https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035731302
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